Bicéphalité, une nouvelle culture du pouvoir. janv 2026

Garant de sécurité, de liberté, de paix et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, la démocratie traverse pourtant une zone de turbulence et d’essoufflement : participation électorale en recul, majorités morcelées aux décisions difficiles, pouvoir personnalisé jusqu’à l’hyper-incarnation, et désenchantement durable envers les responsables politiques, avec une difficulté croissante à susciter des candidatures ou des vocations.

Le pouvoir repose sur une architecture de freins et contrepoids (dans le cas de la démocratie : séparation des pouvoirs, contrôle parlementaire, justice indépendante…). Cette logique de gouvernance, que l’on retrouve dans le privé comme le public, a longtemps servi de cadre de stabilité. Pourtant, à mesure que les sociétés se fragmentent et que l’exécutif se personnalise, une question s’impose : l’exercice du pouvoir répond-il encore aux demandes des sociétés ? 

La collégialité est une brique de cette logique : introduire le contrôle à l’intérieur même de l’exécutif au moment de la décision, au lieu de l’exiger seulement de l’extérieur et a posteriori, c’est un outil de robustesse institutionnelle. Mais une collégialité trop morcelée produit l’immobilisme : le pouvoir partagé n’est robuste que s’il est “décidable”.

Ce trouble n’est pas que politique, on le retrouve dans la plupart des organisations, démocratiques ou non : entreprises, universités, associations, etc. Lorsque le pouvoir se concentre, il suscite une tendance à la captation ; les dérives, de concert avec l’évolution des attentes sociales, font que la légitimité de ce pouvoir est de plus en plus questionnée. Les responsables doivent prouver leur pertinence et parvenir à convaincre sans basculer dans la justification permanente. Par quoi l’autorité est-elle justifiée ? Le vote, la nomination, les résultats, la procédure, la filiation… Cette mise en question du pouvoir versus une possible dérive autoritaire est symbolique de notre époque et une interrogation permanente qui dit le nouvel âge du pouvoir. 

Pouvoir partagé  Pouvoir partager  Pouvoir partageable

Collégialité  : plusieurs personnes, une décision (le Conseil fédéral suisse, collégial à 7, décisions par consensus, présidence tournante annuelle).

Bicephalité  : deux chefs simultanés (République de Saint-Marin, deux Capitaines-régents, élus pour six mois et période de carence).

Présidence collégiale : pluralité institutionnalisée (Bosnie-Herzégovine, présidence collégiale à 3 membres avec rotation).

Binôme paritaire : chaque canton élit un binôme indissociable homme-femme qui exerce ensuite son mandat indépendamment (en France, aux élections départementales). 

Co-gestion locale : à Teillé (Loire-Atlantique), un maire et son adjoint gouvernent de facto en binôme, partageant décisions et charge mentale : deux bureaux, deux voix, mais une seule volonté.  

Ces modèles, valables aussi dans le privé (co-directions, comités exécutifs collégiaux, principe des “quatre yeux”), ont chacun leurs avantages et leurs limites. Ils montrent que le pouvoir se décline sous différentes formes d’exécutif, ayant en commun de réduire la captation du pouvoir en organisant le contrôle afin de protéger ceux qui gouvernent comme ceux qui sont gouvernés. Le gain n’est pas seulement éthique : c’est une continuité plus prévisible, moins dépendante d’un style individuel. Dans des sociétés plus fragmentées, le pouvoir partagé peut aussi rendre le désaccord gouvernable, en le traitant comme un mécanisme plutôt que comme une crise.

Le “ chef ”  devient un rôle, pas une personne.

Remplacer la figure du leader-propriétaire par une fonction gouvernée par des règles. La bicéphalité n’est pas une panacée, c’est une proposition de méthode : remplacer la foi dans un chef par la confiance dans un mécanisme. Elle n’a cependant de sens que si le duo est “non redondant”. Le pouvoir ne doit pas rester concentré dans un même profil social et ne doit pas devenir une rivalité : diversité de genre, de génération, de trajectoires socio-professionnelles, d’origine, d’expérience….C’est en fait une condition de confiance du système de décision, afin de prévenir la guerre des ego comme la dilution des responsabilités. 

Je me souviens d’une interview de rue à Paris, les passants étaient interrogés sur le meilleur système politique qu’ils préconisaient. J’étais bien jeune et provocatrice, et me souviens avoir scandalisé le journaliste en lui répondant « un tyran éclairé, transmissible par clonage ». Loin de moi l’idée de soutenir l’autoritarisme, cette boutade adolescente me revient parce qu’elle dit la recherche humaine de mécanismes, quand l’animal réclame un Alpha, et me sert aujourd’hui de contrepoint.

Les dirigeants d’hier ont répondu aux besoins et aux cadres de leur époque, et c’est aussi ce qui a permis d’avancer. À nous, désormais, de faire évoluer la manière d’exercer l’autorité. 

Faisons fi des nostalgies, le XXe siècle a aimé la politique des figures ; le XXIe devra inventer une politique, et plus largement une culture du pouvoir, faite d’équilibres.

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annexe

En France, aux municipales de 2020 sur 34 968 communes, près de 3 700 communes ont eu une liste unique et 106 communes n’avaient ni liste ni candidat tandis que 2 189 maires ont démissionné. Au Japon, lors des élections locales unifiées de 2023, 56% des élections de maires de bourgs et villages se sont jouées sans concurrence. Les taux de participation aux scrutins  législatifs montrent aussi l’éloignement des populations : environ 66% en France et 53% au Japon. Il faut aussi rappeler ce que cet engagement exige au quotidien pour faire vivre la « cité » dans des systèmes surchargés.

(Janvier 2026)

OLD MEDIA NEW MEDIA Janv 2026

OLD MEDIA, NEW MEDIA

Depuis l’arrivée de Sanae Takaichi à la tête du gouvernement le 21 octobre 2025, le paysage médiatique japonais paraît entrer dans une phase de recomposition accélérée. 
La différence entre “old media” – télévision, grands quotidiens, hebdomadaires – et “new media” – chaînes YouTube et autres médias en ligne – s’est cristallisée dans l’opinion publique, au point de devenir un enjeu politique à part entière. Ce malaise se lit aussi dans le classement 2025 de Reporters sans frontières, qui place le Japon 66ᵉ mondial, dernier du G7.

Les vieux médias : l’inertie d’un écosystème verrouillé
Les rédactions historiques restent structurées par le système de “clubs de presse » qui réserve l’accès institutionnel à un cercle d’organes établis. Dans l’opinion, une perception en est que les questions posées par les journalistes semblent parfois suivre une course au commentaire, à la recherche du faux pas, plutôt que d’un examen méthodique des décisions publiques. Deux expressions populaires résument cette critique : old media et masugomi, qui associe “mass media” à gomi (“ordures”), ne visant pas seulement un supposé retard technique mais un mode de production de l’information perçu comme vertical, peu transparent, et soupçonné de sensationnalisme.

Le style « Sanae” : mise en scène de la désintermédiation
La nouvelle Première ministre a accéléré la communication directe comme un marqueur politique : promotion active de la diffusion intégrale (déjà en place) des conférences de presse, publication systématique des actions sur le site du Cabinet, présence personnelle sur les réseaux, avec des messages quotidiens à la première personne. Les réponses de ses ministres aux « vieux medias » lors des conférences de presse, plus tranchantes et plus combatives que celles de leurs prédécesseurs, semblent avoir séduit une partie de l’opinion par leur démarche de confrontation assumée et de transparence affichée.

Les nouveaux médias : un “cinquième pouvoir” ?
Les médias alternatifs n’ont pas tardé à sauter sur l’occasion pour « décortiquer » les annonces des vieux médias en utilisant les sources primaires. Ils capitalisent sur le déficit de confiance envers les grands titres et sur la rapidité des réseaux. Ce “cinquième pouvoir” contourne les intermédiaires et agit comme un tribunal de l’opinion. Même si certains de ces medias alternatifs font preuve d’une rigueur journalistique, l’accès à l’information ne garantit pas la qualité des articles et viralité ne doit pas valoir preuve. Au Japon comme ailleurs, l’enjeu est désormais de construire un écosystème médiatique plus robuste, où les médias historiques et les nouveaux acteurs en ligne coexistent sur la base de règles claires.
Le style « Sanae » devrat bientôt se traduire en méthode durable pour devenir réellement une stratégie « Sanae ».

(Janvier 2026)

Original, protocole vivant de l’héritage. Dec 2025

L’original n’est pas une pièce-source intouchable : c’est une référence, un ensemble de règles, de proportions, d’intentions et de gestes qui fait autorité.

Copier pour comprendre

La répétition et la duplication sont au cœur de la transmission du savoir-faire artisanal. Refaire le même bol, reproduire une enluminure, sculpter un masque de Nō : c’est un entraînement structuré et pédagogique qui affine la main, l’œil, et perfectionne la technique. 
C’est dans cette démarche que s’inscrit l’utsushi japonais : non pas une copie servile, mais un processus de transmission par la reprise fidèle ; refaire pour comprendre, répéter pour incorporer, reproduire pour pérenniser. En “ré-énonçant” l’objet ou la forme, l’artisan préserve un chemin, une méthode, une intelligence de la matière qui se transmet par l’exercice. L’utsushi devient alors une technologie culturelle de la continuité : ce qui survit, ce n’est pas seulement l’objet, c’est le savoir-faire et la capacité collective à le refaire.

Trois logiques, trois éthiques

La réfection se concentre sur la remise en état en vue de prolonger la vie de l’original existant sans prétendre “revenir” à un état originel : refaire une toiture, reprendre une charpente fragilisée ; réparer le bord d’un bol (kintsugi), renforcer un paravent, refaire une couche de laque usée. 
L’enjeu de la restauration patrimoniale est de retrouver un état d’origine ou jugé “authentique” et de préserver la valeur esthétique, historique, culturelle : On restitue volumes, couleurs, matériaux ; on nettoie, on consolide, en respectant techniques et matières d’époque. 
La rénovation vise d’abord l’usage contemporain, en privilégiant le confort, quitte à s’éloigner de l’état d’origine : on modernise l’intérieur d’une maison de ville ancienne, on améliore l’isolation. On revernit une table pour qu’elle s’intègre à un intérieur actuel. 

Faire vivre l’héritage

La réhabilitation replace un lieu ou un savoir-faire dans un écosystème contemporain vivant : convertir une usine en lieu culturel ou une maison de commerce en café de quartier ; relancer un atelier en lien avec des chefs et des designers pour que les pièces soient à nouveau utilisées en recréant des usages, des débouchés, un public.
La recréation assume l’invention, l’original sert alors de ressource : un bâtiment inspiré d’un temple, sans copie littérale ; des motifs anciens réinterprétés.

(Décembre 2025)

PANDA GATE Dec 2025

Drame médiatique, le Japon va perdre ses pandas ! 

Au grand désespoir des Japonais, Xiao Xiao et Lei Lei, les deux stars incontestées du zoo d’Ueno seront rendus à la Chine en janvier 2026. Malgré les demandes de Tokyo, Pékin botte en touche, renvoyant la question d’un nouveau prêt de panda à des “autorités compétentes”. Pour la première fois depuis 1972 le Japon risque d’être sans panda a proposer à l’enthousiasme de sa population qui en a fait une mascotte « iyashi » (apaisante). 

Taiwan, la ligne rouge verbale 

Depuis novembre, le ton s’est durci autour de l’hypothèse d’une crise dans le détroit après une de la déclaration de la Première ministre du Japon. Sanae Takaichi a évoqué la possible réaction, y compris militaire, du Japon estimant qu’une situation militaire dans le détroit pourrait être considérée par le Japon comme une “menace existentielle » définie dans le cadre de sa constitution pacifique,  La Chine, pour qui tout évocation de Taiwan est un tabou, a réagi publiquement à ces propos, exigeant du Japon de les retirer. 

Le message de force 

Début décembre, le Japon a dénoncé deux incidents au cours desquels des chasseurs chinois auraient dirigé leur radar de conduite de tir vers des aéronefs japonais. Pékin a contesté la version japonaise et accusé Tokyo d’interférer avec des exercices “légitimes”. Les échanges de protestations classiques ont suivi, ajoutant un cran de plus dans la méfiance. La séquence s’inscrit dans un contexte régional également marqué par une patrouille aérienne conjointe sino-russe près du Japon, perçue à Tokyo comme une démonstration de force. 

L’économie comme levier 

Pékin a affirmé que la coopération commerciale avec le Japon avait été “sévèrement endommagée” par les déclarations japonaises. La tension diplomatique se traduit déjà par des signaux sur les flux commerciaux. La Chine a brandi un levier immédiatement effectif : le tourisme, en mettant en garde ses citoyens contre des déplacements au Japon. L’effet “coup de frein” s’est fait sentir en quelques jours sur les acteurs dépendants des groupes chinois, certains faisant état de la perte d’une large part de leurs réservations. 

L’impact est cependant inégalement perçu et relayé : pour certains commerces et destinations, la baisse est un manque à gagner ; pour d’autres, elle est amortie, voire neutralisée ; les acteurs ayant anticipé la volatilité de cette clientèle disent compenser avec d’autres segments : Japonais, Coréens, Sud-Est asiatique, Europe ou Amérique du Nord. Cette bascule s’accompagne, dans une partie de l’opinion, d’un discours plus dur vis-à-vis de la Chine ; entre lassitude du “surtourisme” et sinophobie sourde. Le “coup de frein” est alors perçu par certains comme un accélérateur de montée en gamme et de consolidation économique. 

Nonobstant une couverture de la séquence Takaichi souvent critique par les médias traditionnels, certains médias alternatifs font état d’un soutien pour sa politique de fermeté..

Les malheureux japonais privés de panda, victimes pas si collatérales de la relation sino-japonaise ? 

(Décembre 2025)

EXPO 2025 OSAKA (part 11) Hello to the world !

EXPO 2025 OSAKA (part 11) Hello to the world ! from Mieux Vivre en Ville 2024 Revue.

pdf de la revue MVV 2024 = free download here

Expo 2025 in Osaka was not merely an exhibition — it marked the beginning of a deeper reflection on human-centered cities, designed to embrace all forms of life – both biological and robotic … under the inspiring vision of Smart & Sexy cities.
It set the stage for a dialogue on how nations can collectively shape the futur of Green Cities, balancing innovation, ecology, and well-being.
France and Japan have strengthened their bilateral platform to exchange visions, share expertise, and align long-term commitments on these strategic and essentials challenges.
This shared journey aims to inspire lasting cooperation that will extend far beyond the Expo itself.

Expo OSAKA 1970~2025 Le Japon a rendez-vous avec le monde !

Depuis leur création en 1851, les Expositions universelles constituent un moment fort d’expression sur la scène internationale, offrant un écrin aux avancées industrielles, techniques et artistiques de leur temps, une occasion pour chaque pays de montrer son excellence et son savoir-faire au monde entier. Rendez-vous planétaires du progrès, de nombreuses innovations y ont été dévoilées, de l’astronomie à l’audiovisuel, en passant par les transports ou la robotique. 170 ans après l’Exposition universelle de Paris et 55 ans après la première Exposition universelle au Japon, la prochaine édition s’est déroulée du 13 avril au 13 octobre 2025 à Osaka.

Expo 1970 « Progrès humain dans l’harmonie »

L’Expo 1970 d’Osaka a été la première Exposition universelle organisée en Asie, attirant plus de 64 millions de visiteurs, venus admirer la Tour du Soleil de Taro Okamoto ou la capsule lunaire Apollo 11 présentée au pavillon américain. Elle a marqué les esprits par sa fréquentation record (inégalée jusqu’à Shanghai en 2010) et a imposé le Japon comme une nouvelle puissance économique mondiale.
L’architecture révolutionnaire des pavillons de l’Expo 1970, les avancées technologiques présentées, la rencontre avec l’étranger et la découverte de modes de vie di érents ont suscité une grande vague d’enthousiasme chez des Japonais friands de nouveauté et d’ouverture au monde. Honoré par une longue visite de Sa Majesté l’Empereur du Japon, le pavillon français fut l’un des plus fréquentés. L’autorité culturelle de la France était déjà prépondérante dans la littérature, le cinéma ou la mode et, parmi les diplomates et l’élite japonaise, les francophiles et francophones étaient légion. Beaucoup d’autres aspects restaient cependant à découvrir. Le restaurant fit forte impression et déclencha l’engouement pour la gastronomie française, incitant d’ailleurs de jeunes chefs à franchir les frontières pour venir se former en France. Le public a également dévalisé la boutique, séduit par les produits régionaux et surtout par les prestigieuses marques de luxe auxquelles il n’avait pas accès jusqu’alors.
Parmi les Français embauchés pour l’Expo 1970, certains choisirent de s’établir au Japon, devenant les pionniers de la présence économique française dans un pays où elle était jusqu’alors pratiquement inexistante. Grâce à leur audace, des entreprises françaises de tous horizons purent ensuite profiter de l’ouverture aux importations, créant du même coup un environnement propice à la diffusion de savoir-faire emblématiques de la France, comme l’art de la boulangerie.
À une époque où le Japon était en train de s’équiper à une vitesse époustouflante et où tout semblait possible, l’Expo 1970 a proposé l’image d’un joyeux chaos de vitalité et d’innovation, promettant un avenir merveilleux, garantissant l’harmonie par le progrès. Visitée par un tiers de la population japonaise, elle a inspiré de nombreuses vocations et laissé une empreinte indélébile dans la mémoire de toute une génération, qui l’évoque aujourd’hui encore avec nostalgie. Symbole du renouveau économique et culturel du Japon, elle marque, dans l’imaginaire japonais, un tournant dans l’histoire du pays.

Expo 2025 « Concevoir la société du futur, imaginer notre vie de demain »

L’Expo 2025 d’Osaka résonne tout particulièrement avec celle qui s’y est tenue en 1970. Alors que de nouveaux enjeux sociétaux émergent en continu, où les con its se multiplient et où les technologies comme l’IA ou les biotechnologies évoluent sans cesse, elle invitera les visiteurs à penser un mode de vie heureux, dans une société plus durable.
Le Pavillon France aura, quant à lui, la tâche d’animer la flamme française dans le coeur des Japonais de 2025. En 50 ans, l’image de l‘excellence française parmi les Japonais est demeurée fermement ancrée, mais elle reste parfois figée dans la représentation d’une époque glorieuse et romantique, entre Napoléon, Jeanne d’arc, Alain Delon et le commandant Cousteau. Si la France reste extrêmement appréciée, elle doit aussi prendre en compte le temps qui passe, les aspirations de nouvelles générations hyper connectées et la « concurrence » montante d’autres pays. Ces dernières décennies, les Japonais ont toutefois continué à cultiver avec passion leur amour de la gastronomie française et les grands chefs comme Alain Ducasse ou Pierre Gagnaire sont désormais des célébrités connues de tous. La cuisine a permis de tisser des liens étroits entre les deux pays et, grâce aux talents de chefs japonais devenus eux-mêmes des références, d’établir une forme de réciprocité permettant de revisiter les pratiques culinaires.
Aujourd’hui, l’enjeu est de montrer que la France sait se renouveler, tout en restant elle-même. Le narratif que les 28 millions de visiteurs attendus à l’Expo 2025 retiendront influencera leur imaginaire pour les années à venir. Après l’immense retentissement de la cérémonie d’ouverture des JOP à Paris et le succès planétaire de cet évènement, le défi est lancé !

Merci à Yves GASQUERES, André PACHON, Pierre PRIGENT, Philippe SAUZEDDE, Bernard CENDRON, Christian POLAK,
Gaël AUSTIN, Jean BARTHELEMY et la Cofrex pour leurs contributions à cet article.

EXPO 2025 OSAKA (part 9) and finaly Japanese pavilions !

EXPO 2025 OSAKA (part 9) and finaly Japanese pavilions !

PASONA NATUREVERSE “Thank You, Life” where Black Jack and Astro Boy guide you into a future life.

Very well-done final moving show and a surprising underworld voyage. Official site

Electric Power Pavilion -Eggs of Possibilities (by The Federation of Electric Power Companies of Japan) Very very well done and focused on the younger generations.  Official site

EXPO 2025OSAKA (part 8) marathon of pavilions !

EXPO 2025OSAKA (part 8) marathon of pavilions !

On France Day we were provided with fast track access…and I surely made full use of it.

ITALY PAVILION, hosting the Holy See “Art Regenerates Life.” is another very popular pavilion. Among the scrapbook of interior, technology, art, of course interior design… I discovered this masterpieces from 1915 whose beauty and modernity astonished me. The original works from Leonardo da Vinci can’t be seen more than a few seconds – only enought to snap the picture. Be aware of the extremely long queue ! Official site

GERMANY PAVILION “circular economy” had a device allowing visitors to tap and select the explanations they wanted to hear, making the experience engaging and active, making visitors to not only walk and pass by. Official site

BELGIUM PAVILION also offered a very clear and unified message on ‘Human Regeneration’ and a link with the japanese culture of KINTSUGI to illustrate its geographical and cultural particularities united in one nation. Official site

KOREAN PAVILLION “Connecting hearts across the world” has a long queue for a rather light content, the last part, a wooden game, was the most memorable. Official site

SPAIN PAVILION “Kuroshio Current” Official site

MONACO PAVILION Official siteEU PAVILION Official site

SAUDI ARABIA PAVILION “Together for a Better Future”  Official site

Astonishing coral repopulation using 3D printing technologies !

De facto TAIWAN PAVILION – TECH WORLD “Mountains of the Heart,” Absolutely wonderfull AMMOLITES ! Of course a lot of cutting-edge chip demonstrations. Official site

EXPO 2025 OSAKA (part 7) France Day of France, braking records !

EXPO 2025 OSAKA (part 7) France Day of France, braking records !

Celebrating France’s National Day at Osaka expo, September 13th. Official site

Minister Laurent Saint-Martin was present for this day of ceremonies, and I am grateful to M. Jacques Maire, Commissioner General of the France Pavilion for Expo 2025 Osaka and President of COFREX (French Exhibition Company) for his kind invitation to join the official tribune.

Un hymne à l’Amour : In Japanese culture, the legend of the red thread, or Akai Ito, refers to the joining of two beings by an invisible, indestructible magic thread attached to their little fingers.

Record-breaking attendance of more than 4 millions visitors … and still going !

Ninapharm set a new Guinness World Record trial at the Miraculous Garden by creating the “World’s Largest Heart-Shaped Origami” on July 14th.

Another hot day at expo 2025